C’est le printemps, je me sens raplapla, vite une cure détox

Sleepy or drowsy young girl

C’est le printemps, le soleil est là, chouette, on ressort sa garde-robe d’été, légère … Mais moi, je ne me sens pas légère du tout … l’hiver a été froid, long, j’ai mangé des plats réconfortants tout l’hiver, me voilà un petit peu raplapla avec quelques kilos de plus …
Qu’à cela ne tienne, je prends les choses en main et vite un petit régime, une petite cure détox et on en parlera plus …

Oui, mais … un régime, c’est difficile, frustrant, ça ne marche pas vraiment, après je reprends tout … ou plus … et une cure détox, comment on fait ? une cure ? un jeune ? une mono-diète ?
ppfff c’est compliqué, je ne m’y retrouve pas …

Alors pour commencer, pour savoir comment faire du bien à notre corps, ce serait intéressant de savoir comment il fonctionne.
La plus petite unité de notre corps, c’est la cellule. D’ailleurs au commencement, il n’y avait que deux cellules qui ont fusionnées, celle de la maman et celle du papa. Après avoir fusionnées, elles se sont multipliées, et différenciées pour former tous nos organes.

Mais la base de fonctionnement de notre corps, reste le fonctionnement cellulaire, quand chaque cellule rempli son rôle correctement, le tissu, l’organe, le système fonctionne correctement. Il suffit qu’une cellule, qu’un groupe de cellules dysfonctionne pour que ce soit un organe, un système qui dysfonctionne.
En naturopathie, on dit qu’il n’y a pas d’autre dysfonctionnement, d’autre maladie que la maladie cellulaire.
Chacune de nos cellules fonctionne comme notre corps entier, elle respire, se nourrit, fourni un travail, produit des déchets, évacue ses déchets, communique avec l’extérieur, se reproduit, …
Comme elle ne peut pas se déplacer, elle le fait grâce aux fluides dans lesquels elle baigne, qui lui apporte l’oxygène dont elle a besoin, les nutriments pour la nourrir et qui lui permettent de se débarrasser de ses déchets.
capilaires lymphatiquesC’est le sang, la lymphe et les sérums cellulaires qui font office de transporteurs.
77% de notre corps est composé de liquides.

Comme tout être vivant, les cellules ne peuvent pas survivre dans un environnement qui ne leur est pas favorable.

Les tissus cellulaires, une fois étalés, représenteraient une surface de 200 hectares.
100.000 kilomètres de capillaires sanguins servent de canalisation pour irriguer cette énorme surface.
Notre corps ne dispose cependant que de quelques litres de sang.
Comment les cellules survivent-elles avec un liquide nourricier aussi restreint ?

Deux facteurs compensent ce manque de liquide.

  • D’une part, tous les capillaires ne sont pas remplis en même temps, seules les parties les plus actives du corps sont fortement irriguées : les organes digestifs lorsque nous mangeons, le cerveau lorsque nous pensons, les muscles lorsque nous faisons un travail de force.
  • D’autre part, la vitesse de circulation compense le manque de liquide, car en circulant à haute vitesse dans le système clos que représente le système circulatoire, le sang repasse souvent et rapidement aux mêmes endroits.
  • Le sang fait le tour du corps en une minute environ.
    Dans le corps d’un homme de 65 kilos, circulent 5 à 6 litres de sang, 4 à 5 litres chez une femme (augmentant jusqu’à 5 à 6 litres en cours de grossesse), 4, dans celui d’un enfant, environ 3 litres et 250 millilitres pour un nouveau-né.

Mais un élément fondamental s’ajoute aux précédents :
les cellules peuvent fonctionner normalement parce que les liquides organiques sont propres.
Si de si petites quantités de liquides peuvent être utilisées pour assurer la nutrition et l’épuration d’un si grand nombre de cellules, c’est que ces liquides conservent en permanence leur composition idéale, càd qu’ils ne se surchargent pas en déchets.
Un des travaux principaux du corps est donc de maintenir la pureté des liquides organiques.
Pourtant, les 100.000 milliards (10 exp 13) de cellules dont le corps est composé excrètent leur déchets dans le milieu humoral comme dans un égout et 5 à 7 milliards de cadavres de cellules sont rejetés quotidiennement dans le sang et la lymphe.
De plus, de multiples poisons pénètrent dans notre corps par les voies respiratoires, cutanées et digestives.

Pour maintenir le pureté de son milieu intérieur, le corps dispose de différents émonctoires.
Chacun à sa manière, le foie, les intestins, les reins, les glandes sudoripares et sébacées, ainsi que les voies respiratoires filtrent les déchets et les éliminent vers l’extérieur.
Lorsque ces organes travaillent tous normalement et que la production et l’apport de déchets ne sont pas trop élevés, le milieu reste propre et les cellules peuvent fonctionner correctement.

Par contre, lorsque les déchets sont trop nombreux et les émonctoires paresseux ou déficients, le terrain accumule progessivement des déchets et la situation organique se dégrade.

Le sang s’épaissit, il devient plus dense et lourd, et ne circule plus aussi facilement dans les vaisseaux.
Les déchets charriés par le sang pénètrent dans la lymphe et les sérums cellulaires.
Plus l’encrassement dure, plus ces liquides se salissent également.
Avec le temps, les cellules peuvent baigner dans un véritable marécage, dont la masse inerte paralyse tous les échanges.
Les apports d’oxygène et de substances nutritives ne parviennent plus jusqu’aux cellules et déterminent de graves carences.
Les déchets rejetés par les cellules n’étant plus emportés, ils vont augmenter encore le degré de pollution de leur environnement.
Dans ces conditions, les cellules ne peuvent plus accomplir leur travail.
Les organes qu’elles constituent non plus.
Leurs activités diminuent, puis s’interrompent, plus ou moins.

Les déchets, en se déposant sur les parois des vaisseaux, retrécissent le diamètre de ceux-ci, ce qui ralentit encore les possibilités circulatoires, l’irrigation des tissus et les échanges.
En s’accumulant, les déchets encrassent et bouchent les filtres des émonctoires, ils congestionnent les organes, bloquent les articulations.
Les tissus sont irrités, ils s’enflamment et se sclérosent.
Il en résultera une multitude de maladies différentes, suivant quels organes sont touchés et comment ils sont atteints.

Lorsque les déchets ne sont pas toxiques en eux-mêmes, les maux qu’ils provoquent sont dus avant tout à la gêne qu’ils causent par leur simple présence.

Par contre, quand les déchets sont toxiques, à l’inconvénient de leur présence s’ajoute encore leur caractère intoxicant et empoisonnant.
Les cellules, et donc le corps dans son entier, sont agressées par les poisons eux-mêmes.
Suivant les poisons, le travail organique sera gêné, freiné, dévié ou paralysé.
Plus grave encore, les cellules pourront être tuées !

Les déchets qui pénètrent dans le corps ne se déposent pas dans une région unique de l’organisme.
Vu la circulation continuelle des liquides, les déchets se répartissent dans l’ensemble du corps.

On en arrive au principe de base de la médecine naturelle ;
« la nature profonde des maladies est générale et unique, c’est l’encrassement du terrain ».
A partir de cette cause unique peuvent apparaître de multiples symptômes et troubles locaux.
Ce sont toutes les manifestations de « surface », qui ne sont si variées qu’à cause de la si grande variété des parties du corps où le mal peut se fixer.
En effet, chaque organisme a ses points faibles, qui les premiers succombent sous le poids des surcharges.
Les troubles locaux sont donc en quelque sorte le baromètre de l’état général du terrain.

Pour la majorité des gens, nous sommes les victimes des microbes et nous tombons malade à cause d’eux.
Sans nier la nocivité des microbes, il faut souligner le fait que de très nombreuses maladies ne sont absolument pas d’origine microbienne, par ex : les maladies cardio-vasculaires, l’asthme, les tumeurs, les névrites, les névralgies, l’anémie, la dépression nerveuse, presque toutes les maladies de la peau et du tube digestif, la cataracte, le glaucome, la maladie de Menière et de Basedow, les ménorragies, etc …

D’autre part, comme cela a été constaté depuis longtemps, la nocivité de l’action des microbes varie énormément d’un malade à l’autre.
Elle peut être réduite ou très grande, voire mortelle, mais aussi tout à fait nulle, suivant l’organisme qui réceptionne le microbe.
Ceux-ci ne sont que les hôtes d’un terrain surchargé.
Ils ne vivent, ne prolifèrent et occasionnent des dégâts que lorsque le terrain le permet.

Dans l’état de maladie ou de pré-maladie, càd lorsque le terrain se surcharge dangereusement, le corps ne reste pas inactif.
Il réagit en cherchant à neutraliser et éliminer hors du corps les surcharges toxiques.

dessein fatiguéLes maladies que l’on « coupe » à l’aide de médications réprimant les symptômes (donc les éliminations) ont tendance à empirer ou à laisser le malade dans un état de faiblesse et de mal-être persistant.
En effet, les déchets, qui auraient dû quitter l’organisme pour qu’il puisse refonctionner correctement, ont été repoussés en profondeur.

A force de refouler les « petites maladies » éliminatrice, salutaires et régénératrices, celles-ci se transformeront assez vite en maladie dégénératives et destructives.
Certaines maladies sont protectrice de la vie et doivent guérir par la suppression de la cause.

Il est évident que notre organisme ne peut pas fonctionner correctement si des déchets empoisonnent le sang et encombrent les organes. Sans cesse, il cherche à se débarrasser des déchets, mais, à cause de notre mode de vie actuel (suralimentation, sédentarité, tensions nerveuses), il ne réussit jamais tout à fait.
La présence de petites quantités de toxines dans nos tissus est parfaitement normale, car, par son fonctionnement même, l’organisme produit des déchets. Il est d’ailleurs équipé pour se débarrasser de ceux-ci.

Le corps possède 4 organes qui filtrent le sang, en extraient les toxines et les rejette à l’extérieur. Il s’agit du foie, des reins, des poumons et de la peau.
Une partie des toxines proviennent de l’usure des tissus eux-mêmes.
Journellement, le corps doit éliminer des débris de cellules usées, des cadavres de globules rouges, des minéraux usés, etc.

malbouffeLa grande partie de toxines, cependant, provient de la dégradation des substances alimentaires par le corps.
Les protéines par exemple, une fois dégradées donnent de l’urée, de l’acide urique ; la combustion du glucose produit de l’acide lactique et du gaz carbonique, les graisses mal transformées : des acides cétoniques.
Ces toxines sont bien supportées par le corps tant que leur présence ne dépasse pas un certain seuil.
Si ce seuil de tolérance est dépassé, ces substances représentent un véritable danger pour le corps, elle agissent comme du poison sur les tissus et les organes et gêne le fonctionnement normal du corps.
D’où l’importance d’adapter notre alimentation à nos besoins organiques.

Sitôt que nous mangeons plus que nous brûlons, notre corps se trouve en présence de substances dont il ne saura que faire. L’accumulation de graisse n’est qu’un aspect de la suralimentation.
Les aliments mal transformés ont tendance à fermenter ou putréfier. Les substances qui naissent de ces processus, comme l’acide pyruvique, les scatols, indols, phénols, ptomaïnes … sont des poisons.
Lorsque la production de déchets excède les possibilités éliminatrices du corps, les toxines s’accumuleront dans les tissus et préparerons le lit aux maladies futures.
Si nous consommons des quantités excessives de nourritures c’est entre autres parce que les aliments sont privés de leurs éléments vitaux par les multiples procédés de raffinage qu’ils subissent.
Il faut donc consommer plus d’aliments pour couvrir nos besoins quotidiens en vitamines, minéraux et oligo éléments que par le passé.
Mais dans ces aliments raffinés, il y a toutes sortes de « faux aliments » produits par l’industrie alimentaire, qui ne figurent pas dans les aliments qui sont prévus par la nature pour notre corps.
Ils seront donc moins bien métabolisés et il en résultera une production accrue de déchets.

homme stresséLe stress, en perturbant toutes les fonctions organiques, contribue aussi beaucoup à créer un état d’intoxination.
Le taux de toxines augmente rapidement d’autant plus qu’une personne stressée ne fait généralement pas l’effort de manger correctement et utilise pour se stimuler de nombreux produits intoxicants (sucrerie, viande, tabac, café, alcool).

Nous avons parlé de l’intoxination (présence de toxine) mais notre corps est aussi confronté à l’intoxication.
Ces toxiques sont des substances qui ont pénétré dans le corps et qui ne devraient absolument pas s’y trouver.
Ce sont des substances totalement étrangères au fonctionnement normal du corps, qui lui sont nocives et que l’on qualifie de toxique ou de poison.
Une intoxication devrait être un événement accidentel et rare.

Malheureusement de nos jours, nous nous intoxiquons quotidiennement avec des substances toxiques avec lesquelles nous polluons notre environnement et nos aliments.
Empoisonnement des cultures et des élevages par la pollution de l’air, de l’eau, du sol.
Par les traitements aux insecticides, herbicides, fongicides, etc.
Mais aussi la surmédicamentation du bétail et les hormones pour accélérer leur prise de poids.
Tout ça se retrouve dans notre alimentation végétale et animale (la chair, les produits laitiers, les œufs).
Les médicaments chimiques, particulièrement ceux de confort pris régulièrement sont aussi une source d’intoxication de notre organisme.
En plus des colorants, émulsifiants, exhausteurs de goût, stabilisateur, antioxydants, antirances, agents conservateurs, …
Tous ces produits qu’on rajoute ne sont pas là pour améliorer leur valeur nutritive mais pour leur conservation et leur présentation.
Même présents en petites quantités nous en consommons en moyenne par ans de 2 à 3 kg !
Et s’il ne sont pas tous toxiques, on a pas testé l’effet cocktail. On a découvert que la combinaison de différents additifs considérés comme inoffensifs pouvait avoir un effet cancérigène certain.

Il n’y a pas que les voies digestives pour laisser pénétrer les toxiques, il y a la peau, les cheveux, les voies respiratoires.

Le but n’est pas de faire peur, mais de prendre conscience.
En y prêtant un petit peu d’attention, la plupart de ces sources d’intoxication pourraient être évitées.

Vous l’avez compris, si vous voulez vous sentir en meilleure forme en améliorant votre santé, il faut veiller à ne pas produire plus de toxines que nécessaire, et éviter de laisser entrer dans votre corps les toxiques.
C’est évidemment la première mesure à prendre.

ppfffPppppffffff c’est compliqué me direz-vous …
Oui et non, c’est simple mais il faut y avoir bien réfléchi, ce n’est pas quelque chose qu’on fait sur un coup de tête, qui dure deux semaines et puis basta …

Oui, mais je pourrais faire une cure détox de printemps, vite fait, deux semaines ou 3, genre une cure de sève de bouleau, ça ne demanderait pas trop d’efforts 😉 … et je me sentirais en pleine forme.
Réfléchissez, si vos liquides sont tous les jours chargés de plus de déchets à l’entrée, comment voulez-vous qu’ils se chargent de déchets à l’élimination … Difficile.
Tout ce que vous réussiriez à faire est de bloquer, boucher vos émonctoires …
Et si votre corps arrive quand même à éliminer quelques déchets, c’est de nouveau une emplâtre sur une jambe de bois, si vous ne solutionnez pas la cause de l’accumulation des toxines et toxiques, n’espérez pas une amélioration sur le long terme !

Pour conclure avant de passer à la cure détox stricte, il faut introduire des changements dans votre alimentation de tous les jours, cela aura plus d’effets à long terme que toutes les cures détox de 15 jours.

Diminuer drastiquement la consommation de viande et de poisson, les excitants comme le café et l’alcool, les produits industrialisés de tous poils et particulièrement ceux qui sont très sucrés et très gras.
Et manger une alimentation essentiellement végétale, biologique, préparée maison.
Des fruits et légumes sous toutes leurs formes (crus, cuits, en jus, smoothies), mais aussi des céréales, des légumineuses, et des oléagineux.
Et une fois que vous aurez arrêté les entrées nocives, il sera temps de penser à drainer vos organes, à faire ressortir et à éliminer les déchets qui les encombrent.

Beautiful young woman taking a great leap on the beachLe printemps est le moment des bonnes résolutions … ne ratez pas le train en marche pour un été en pleine forme !

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