Les cures dépuratives de printemps

 

Ah ! Les mois d’hiver sont toujours un peu difficiles ! Et nous sommes nombreux à connaître des baisses de régime dès que le printemps arrive, qui se traduisent par une fatigue souvent accentuée le matin, une humeur maussade, une certaine irritabilité et un très grand sentiment de vulnérabilité.
Pendant cette longue période hivernale, le manque de soleil a entraîné une certaine apathie. Quand la lumière prédomine, la glande pinéale produit beaucoup moins de mélatonine responsable de notre besoin de sommeil.
Le manque de soleil est responsable d’un état mélancolique propre à la consommation de sucres et de corps gras.
Le foie va stocker ces excédents et comme notre métabolisme vit au ralenti, il aura du mal à chasser les surcharges.
Comme nous mangeons plus, nous avons une fâcheuse tendance à nous enrober. N’oublions pas que le foie fonctionne à plein régime les mois d’hiver car c’est lui qui neutralise les substances toxiques du corps et de notre environnement. Et puis, avec le froid, nous vivons beaucoup plus à l’intérieur des appartements avec un air saturé en polluants ménagés. En hiver nous passons beaucoup de temps dans les transports (voiture, métro, train) et là encore nous sommes victimes d’une pollution environnante.
En terme naturopathique, nous pouvons souffrir d’un véritable « encrassage » corporel. Il est temps pour nous de procéder au nettoyage cellulaire, et là, les plantes s’avèrent extraordinairement précieuses.

Drainer le foie
En tant qu’organe moteur du métabolisme, le foie est chargé de très nombreuses missions.
D’une part, il est l’organe de désintoxication le plus phénoménal du corps, responsable de l’élimination de nombreux « poisons » métaboliques (acides biliaires, cholestérol, urée, acide urique).
D’autre part, il agit comme un élément protecteur à l’encontre des toxines intestinales.
C’est aussi lui qui stocke sucre, minéraux (fer…) et qui accumule les vitamines.
Il joue un rôle nourricier fondamental.
Alors face à une nourriture trop abondante, trop grasse, à une consommation importante d’alcool, à la prise de médicaments hépatoxiques, à un environnement pollué, le foie ne peut plus fonctionner normalement.
On peut avoir une sensation de réplétion, des douleurs abdominales, mais aussi des maux de tête, des troubles psychiques et visuels. En fait, une multitude de malaises sans rapport les uns avec les autres sont attribuables à un dysfonctionnement hépatique.
D’où l’importance de l’utilisation de plantes médicinales judicieusement choisies.

Ces plantes qui restaurent le foie

Le pissenlit, « bonne-à-tout-faire »

Le pissenlit est notre premier légume sauvage hépatoprotecteur du début de printemps. Traditionnellement, dans la région stéphanoise, dès la mi-février, la population ouvrière faisait une véritable cure de barabans, nom donné au pissenlit dans cette région.
Le pissenlit a été décrit pour la première fois par les médecins arabes Rhazes et Avicenne. Il était également apprécié des anciens Grecs.
Son nom pissenlit indiquait déjà l’une de ses actions : il est fortement diurétique.
Au printemps, de nombreuses personnes vont le cueillir pour faire une cure de drainage. Il faut être prudent, car on ne sait pas toujours si le pré a reçu des engrais ! Dans ses racines, le pissenlit stocke plus de 50 substances importantes. Les principales sont : inuline et taraxérine (surtout en automne), des amers (au printemps), taraxine, choline, des produits qui agissent comme des enzymes, des tanins, saponines, vitamines B2, C, D, sels minéraux, fer, silicium, soufre, manganèse, pour n’en nommer que quelques-unes.
Grâce à cette teneur en éléments, le pissenlit est une sorte de « bonne-à-tout-faire » : il est diurétique, détoxifiant, stimule la digestion, le foie, la bile, le pancréas et toutes les glandes. Il fortifie l’estomac, peut aider en cas de léger diabète, est recommandé comme cure de printemps et d’automne.
Son action de reconstituant du système sanguin (anti-anémique) mérite également d’être mentionnée.


L’artichaut pour détoxifier


L’artichaut était déjà connu dans l’ancienne Egypte comme plante alimentaire et diététique. Au Moyen Age, les qualités médicinales des feuilles de la plante ont été reconnues et utilisées contre l’insuffisance hépatique, les troubles de la vésicule biliaire et pour la régénération des organes digestifs.
Les feuilles renouvellent en effet les cellules du foie, améliorent la combustion des graisses, agissent également contre l’hypertrophie du foie et contre l’hépatite.
Elles stimulent la fonction filtrante et détoxifiante du foie et peuvent prévenir les calculs biliaires en améliorant l’écoulement de la bile, ce qui permet de faire baisser le taux de cholestérol dans le sang.


Le chardon marie, protecteur des voies biliaires

Depuis le Moyen Age, cette plante est cultivée à des fins médicinales. Au XVIIe siècle elle était conseillée comme une des meilleures plantes protectrices du foie.
En tant que telle, elle combat toutes les faiblesses et troubles impliquant le foie, elle arrive même à les guérir.
On l’utilise contre des affections telles que la cirrhose, l’hépatite, même chronique, les taux trop élevés de bilirubine dans le sérum, le manque d’appétit, des stases veineuses et varices, des hémorroïdes.
Le complexe de silymarine, dans le chardon marie, agit comme fortifiant, détoxifiant et protecteur du foie et des voies biliaires.
Il active la circulation et peut même reformer de nouvelles cellules du foie, ce que très peu d’autres plantes peuvent faire.


Le desmodium pour régénérer les cellules

Les hommes-médecine africains utilisaient cette plante pour éliminer les poisons du corps. Cette plante aux propriétés très intéressantes est l’une des rares plantes du foie qui parvient à régénérer les cellules du foie et en même temps, à stimuler cet organe sans l’irriter.
La plante est cueillie après la floraison, c’est à ce moment-là qu’elle contient le plus de substances actives telles que alcaloïdes, acides aminés libres, proline, amers et acides gras non saturés, qui favorisent la régénération du foie.
Les hépatites virales guérissent plus rapidement, les personnes alcooliques, dont le foie est souvent atteint, se voient soulagées de leurs maux.


La fumeterre, pour abaisser le taux de cholestérol

Déjà au début de notre ère, la fumeterre était connue pour les indications ci-dessus.
Sses principes actifs sont intéressants : fumarine, résines, tanins, mucides, choline et flavonoïdes. Elle est anti-crampes, calmants des coliques biliaires, stimulants du foie et dépurateurs du sang.
Des examens cliniques plus récents ont mis en évidence le fait que la fumeterre fluidifie la bile, stimule son écoulement et décontracte le sphincter qui ferme le conduit de la vésicule biliaire. C’est également pour cela que la fumeterre exerce une action nettoyante et abaisse le taux de cholestérol.
On dit qu’elle permet également d’atteindre un âge élevé. Chaque cure de nettoyage/drainage devrait donc inclure cette plante.
Pendant les deux premières semaines, elle tonifie, après, elle calme, fait maigrir et favorise le sommeil.


L’aubier de tilleul pour soulager les rhumatismes

L’intérieur de l’écorce du tilleul est un très bon draineur pour l’organisme, et on ne connaît aucune contre-indication. Il a déjà aidé des générations entières à soulager les rhumatismes, la goutte et l’arthrite, les œdèmes et les coups de sang, sans irriter les intestins, le foie ou les reins.
Chaque printemps, pour être en forme, on peut effectuer une cure sur une longue durée, pour se revitaliser.
Le charbon de tilleul est utilisé contre les intoxications et empoisonnements.


 

La sève de bouleau pour drainer

La sève de bouleau est un des meilleurs draineur naturel existant, ce qui en fait une alliée efficace dans le cadre d’un régime alimentaire.
C’est en effet, un diurétique et un dépuratif efficace.
Elle est utile au printemps pour nettoyer le sang et préparer l’organisme au changement de saison.
La sève de bouleau est peu calorique, (entre 16 kcal et 24 kcal aux 100 ml).
La boisson de sève de bouleau constitue un remède naturel aux affections rhumatismales.
Ce qui fait sa richesse c’est son incroyable composition naturellement riche en minéraux et en oligo-éléments : potassium, calcium, magnésium, phosphore, silicium, zinc, manganèse, sélénium, sodium, cobalt, fer, cuivre, or, chrome, lithium.


Une alimentation saine pour votre foie

Pour favoriser un bon fonctionnement du foie, il est très important d’adopter une alimentation saine avec 7 à 10 portions de fruits et de légumes par jour pour assurer un bon apport en fibres, en vitamines et minéraux.
Un manque de fibres réduit l’efficacité du foie à éliminer les toxines, puisque les fibres servent de véhicule pour débarrasser l’organisme des toxines.
Prêter une attention particulière aux produits laitiers car la pasteurisation transforme la plupart des éléments pour les rendre plus difficiles à digérer et à assimiler par l’organisme.
Consommer des huiles de première pression à froid et des noix et amandes crues qui fourniront les acides gras nécessaires au foie pour la production de plusieurs hormones (comme les hormones sexuelles), le contrôle des acides gras circulants (comme le cholestérol et les triglycérides) ainsi que l’absorption et la circulation des vitamines liposolubles.
Un demi-citron fraîchement pressé dans de l’eau chaude le matin aide à l’élimination des toxines accumulées dans le foie, et un demi-verre de jus de carotte frais aide à son bon fonctionnement.

Extrait d’un article lu sur :
http://www.votredietetique.com/Les-cures-depuratives-de-printemps.html