Que faire pour résister à la grippe et autres attaques virales cet hiver?

 

Grippe2

“la maladie n’est rien, le terrain est tout” est le principe de base de la naturopathie mais aussi de toute prévention.

Si on maintient le terrain sain, la maladie (le virus, la bactérie) ne trouvera pas de situation favorable pour s’implanter et faire des ravages.
Chaque hiver, les virus sont là, ils nous guettent, mais force est de constater que nous n’y réagirons pas tous de la même manière que certains seront affectés durement, d’autres légèrement et d’autres encore passeront à travers. La faute à pas de chance ?

Très certainement non, quand vous êtes reposé, détendu, bien alimenté et que vous profitez d’activités de plein air, votre vitalité est haute, vous pouvez faire face à presque toutes les agressions alors que la plupart des gens autour de vous éternuent et tombent comme des mouches.
D’un autre côté, lorsque le stress vous rattrape, que vous êtes enseveli sous une masse de travail, que vous dormez mal, et que de mauvais sandwich ou plats préparés remplacent les fruits et les légumes frais, alors, sans surprise, vos défenses immunitaires baissent. Typiquement dès que cet épisode de tension est terminé et que vous vous relâchez … c’est là que la maladie s’installe.

Voici les 4 piliers nécessaires pour maintenir le bouclier immunitaire :

  • une alimentation équilibrée
  • un sommeil de qualité
  • un programme de gestion du stress
  • une activité physique régulière et de préférence en extérieur.

Quand ces 4 piliers forment le programme de base, alors les plantes viennent renforcer le système immunitaire.
Les plantes seules ne seraient qu’un sparadrap sur un tuyau qui fuit … utile, mais de courte durée !

Les premières choses à faire et qui concernent tout le monde !
Comblez vite vos carences en vitamine D
C’est l’un des problèmes majeurs des habitants des pays vivant loin de l’équateur : la carence en vitamine D.
Elle est fabriquée par notre corps quand nous exposons notre peau au soleil, mais pas n’importe quand, quand les rayons du soleil ont une inclinaison bien particulière par rapport à la terre, lorsque le soleil est assez haut dans le ciel, c’est à dire pendant les mois d’été. Dans nos régions (nord de l’Europe), nous ne fabriquons pas de vitamine D de septembre à mars.
Hors la vitamine D est primordiale au bon fonctionnement du système immunitaire et contribue au développement et à la multiplication des globules blancs.
Pour une supplémentation hivernale, la dose adulte est en moyenne de 4000UI par jour dès le mois d’octobre, mais peut-être plus élevé selon votre carence, mais sans jamais dépasser 10 000UI par jour.
L’idéal est de faire un bilan sanguin avant l’hiver pour vérifier votre taux, et d’agir en conséquence.

Manger suffisamment de vitamine C
La vitamine C est elle aussi critique pour un bon fonctionnement du système immunitaire.
On la trouve dans les fruits et les légumes. En fonction de votre régime alimentaire, il sera peut-être nécessaire de recourir à une supplémentation pour garantir un statut optimum.
Les formes les plus faciles à trouver aujourd’hui sont faites à partir du fruit de l’acérola. Vous les trouverez dans la plupart des pharmacies et des magasins bio.
Vous pouvez prendre l’équivalent de 500mg de vitamine C tous les jours pendant les mois d’hiver. En cas de baisse de forme, d’attaque virale ou bactérienne, vous pouvez doubler les doses.

Les plantes du système immunitaire
L’échinacée (Echinacea purpurea, E.pallida, E angustifolia) est probablement la plante la plus utilisée aujourd’hui pour augmenter l’efficacité du système immunitaire : elle stimule production de globules blancs et augmente leur capacité à ingérer et détruire les envahisseurs.
L’agence européenne du médicament dit que son efficacité est “confirmée par les études cliniques pour l’utilisation à court terme et le traitement des infections aiguës du système respiratoire supérieur chez l’adulte et l’adolescent”.
Elle agit rapidement, elle est remarquable pour la gestion d’une infection déclarée, à prendre dès le début des premiers symptômes, que ce soit des courbatures ou une gorge qui picote, à raison d’1 cuillère à café d’extrait liquide toutes les 2 ou 3h, en se limitant à 5 prises par jour jusqu’à ce que les symptômes commencent à disparaître.

L’astragale peut aussi vous aider si vous vous sentez fatigué et en manque de vitalité.
En prévention, prenez de 2 à 4ml d’un extrait liquide 3 fois par jour, ou si vous achetez des gélules dosées à 500mg, prenez 3 gélules 3x par jour.
Par contre, lorsqu’une infection pointe le bout de son nez, arrêtez l’astragale et passez à l’échinacée pendant la durée de l’infection.

Source : Plantes & bien-être, octobre 2015, La recette d’un hiver sans mouchoirs, Christophe Bernard, herbaliste et naturopathe